__Que la route est escarpée lorsque les rêves que l'on nourrit depuis si longtemps sont en passe de devenir réalité. Douce est l'arrivée, c'est elle qui nous tient la main, qui nous emporte au delà de nos limites, qui nous donne la force et le courage de continuer à arpenter la rude épreuve qui nous accable. Finalement, on ne vit plus que pour elle, encouragé par les êtres qui nous sont chers. On se détache petit à petit de ceux qui nous baratinent de leurs mots aux allures de miel et d'envoutement, pour se révéler poussière et vent, comme envolés par la brise pour ne jamais revenir. On est naïf, on se laisse si facilement bercer par les mots que l'on souhaite entendre, on offre sa confiance et son attachement à certains qui les avaient déjà perdus, et qui les reperdent encore. Pourquoi faut-il toujours que la désillusion nous rattrape ? Peu importe les déceptions, peu importe les larmes, les cris et la panique, on se forge chaque jour un peu plus ce caractère que l'on tend à adopter et on finit par se protéger soi-même des épreuves qui autrefois nous auraient ébranlés. Certains cherchent la marginalité, l'originalité dans toute sa définition, qu'elle soit simple ou luxueuse, qu'elle soit d'or et d'argent, ou de simples désirs d'évasion, de nature. On s'acharne à critiquer son prochain pour peu qu'il paraisse différent de nous, on s'acharne à clamer la simplicité quand la société d'aujourd'hui se veut si matérialiste et corrompue de faux-semblants. Mais au final, nous sommes tous pareils, car on oublie la plus évidente des raisons, celle qui s'ouvre à nous et que nous repoussons avec un peu plus d'ardeur et de désespoir que la veille : vivre. Pourquoi donc ne pas se contenter des simples présents qui nous sont offerts ? Pourquoi sourire devient si douloureux ? "Aller mal", pour tout et n'importe quoi, même le plus important, ne serait-il pas l'effet de mode le plus à plaindre ? Des épreuves, tout le monde en a, de rudesse relative, certes, d'importance capitale ou non, mais si on ne prend pas la peine de les surmonter, à quoi bon vivre ? Que tous ceux qui se plaignent sans cesse arrêtent de geindre, que chacun trouve la paix de son coeur afin qu'il soit libéré de toutes contraintes. S'adapter, c'est aussi grandir. Si on se refuse cette capacité, c'est que la liberté ne nous convient pas, parce-que nous seul avons la possibilité de changer les choses, ou de les modeler à notre façon pour mieux les assimiler. C'est bien beau d'avoir des idéaux, mais encore faut-il avoir l'audace d'essayer des les appliquer, de faire en sorte de contribuer à s'améliorer au lieu de patauger dans la mare. Et si nos rêves sont impossibles, qu'est-ce qui nous empêche de s'en approcher ?
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world
