.Hide my head I want to drown my sorrow..



__Que la route est escarpée lorsque les rêves que l'on nourrit depuis si longtemps sont en passe de devenir réalité. Douce est l'arrivée, c'est elle qui nous tient la main, qui nous emporte au delà de nos limites, qui nous donne la force et le courage de continuer à arpenter la rude épreuve qui nous accable. Finalement, on ne vit plus que pour elle, encouragé par les êtres qui nous sont chers. On se détache petit à petit de ceux qui nous baratinent de leurs mots aux allures de miel et d'envoutement, pour se révéler poussière et vent, comme envolés par la brise pour ne jamais revenir. On est naïf, on se laisse si facilement bercer par les mots que l'on souhaite entendre, on offre sa confiance et son attachement à certains qui les avaient déjà perdus, et qui les reperdent encore. Pourquoi faut-il toujours que la désillusion nous rattrape ? Peu importe les déceptions, peu importe les larmes, les cris et la panique, on se forge chaque jour un peu plus ce caractère que l'on tend à adopter et on finit par se protéger soi-même des épreuves qui autrefois nous auraient ébranlés. Certains cherchent la marginalité, l'originalité dans toute sa définition, qu'elle soit simple ou luxueuse, qu'elle soit d'or et d'argent, ou de simples désirs d'évasion, de nature. On s'acharne à critiquer son prochain pour peu qu'il paraisse différent de nous, on s'acharne à clamer la simplicité quand la société d'aujourd'hui se veut si matérialiste et corrompue de faux-semblants. Mais au final, nous sommes tous pareils, car on oublie la plus évidente des raisons, celle qui s'ouvre à nous et que nous repoussons avec un peu plus d'ardeur et de désespoir que la veille : vivre. Pourquoi donc ne pas se contenter des simples présents qui nous sont offerts ? Pourquoi sourire devient si douloureux ? "Aller mal", pour tout et n'importe quoi, même le plus important, ne serait-il pas l'effet de mode le plus à plaindre ? Des épreuves, tout le monde en a, de rudesse relative, certes, d'importance capitale ou non, mais si on ne prend pas la peine de les surmonter, à quoi bon vivre ? Que tous ceux qui se plaignent sans cesse arrêtent de geindre, que chacun trouve la paix de son coeur afin qu'il soit libéré de toutes contraintes. S'adapter, c'est aussi grandir. Si on se refuse cette capacité, c'est que la liberté ne nous convient pas, parce-que nous seul avons la possibilité de changer les choses, ou de les modeler à notre façon pour mieux les assimiler. C'est bien beau d'avoir des idéaux, mais encore faut-il avoir l'audace d'essayer des les appliquer, de faire en sorte de contribuer à s'améliorer au lieu de patauger dans la mare. Et si nos rêves sont impossibles, qu'est-ce qui nous empêche de s'en approcher ?

J'ai décidé d'essayer, et d'arrêter de me laisser aller.


And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world


Paroles : Gary Jules

# Posté le samedi 19 septembre 2009 08:27

Modifié le samedi 19 septembre 2009 11:36

.J'le vis mal.



Une rentrée loin de tout, loin de ceux que j'aime. Le train de vie change, fondamentalement et la difficulté prend tout son sens. J'ai du mal, beaucoup de mal à assumer, du mal à suivre en cours, à comprendre, et à trouver mes repères parmi la foule opaque qui m'entoure. Ce lycée perché au milieu de la bourgeoisie lyonnaise m'écoeure et je n'arrive pas à détacher mon regard de cette façade trop pimpante qu'ils affichent avec tant de fierté, je ne peux m'empêcher de les imaginer corrompus par la vanité et pervertis par la suffisance. Mais je m'accroche, le soutien de certains m'aide à ne pas sombrer, même si d'autres m'ont déçue. Alors on tient, on vivote et on vise le meilleur de nous-même, on le puise là-bas tout au fond, en dépit de cette difficulté à démarrer, à travailler.


C'est l'aube d'une nouvelle ère qui commence là où une autre se meurt.





Petit Rasta, t'es gentil, t'es mignon
Mais quand tu m'as taxé une clope, moi j't'ai dit non
Alors petit rasta était contrarié
Et m'a traité de bourgeois parce que j'étais bien sapé

Tu sais la classe, petit rasta, c'est pas une question de fric
Regarde les cousins en Afrique
Faut pas jouer aux pauvres quand on a de la monnaie
Simple question de décence et de respect

Petit Rasta rappelle-toi que tu es né du bon côté de la pauvreté
Petit rasta, souviens-toi que d'où tu viens on a toujours eu le ventre plein



Petit Rasta - Mr Roux.

# Posté le lundi 07 septembre 2009 13:03

Modifié le samedi 19 septembre 2009 08:28

.Mad world.

.Mad world.


J
e n'ai pas pu m'empêcher de regarder cet air suffisant que vomit la bourgeoisie sur leur visage.
Un nouveau monde, loin de celui qui m'a entourée.
Je n'ai pas pu m'empêcher de serrer la mâchoire en recevant l'emploi du temps qui nous tient captif.
Un nouveau mode de vie, difficile de s'adapter.
Je n'ai pas pu m'empêcher de contenir les flots de souvenirs en franchissant le portail.
Une nouvelle école, une nouvelle voie.
Je n'ai pas pu empêcher ce blues qui s'est imposé en moi quand face aux listes des classes immenses ma solitude faisait peine.

S'adapter, travailler, réussir et surtout ne jamais baisser les bras, garder le moral et s'investir à fond.
Pour l'instant, tout ceci me semble insurmontable...

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 16:38

Modifié le samedi 19 septembre 2009 11:32

.Plénitude sans condition.



______Au bord de la mer

Si terrible, ce calme avant la tempête, inquiétant, bouleversant. Véritable source philosophale pour l'esprit érodé et fatigué qui doucement subit sa propre déchéance pour ne pas accepter l'incontournable situation, si longtemps redoutée. Il débute alors cette fatale hérésie afin de fuir ce qu'il sait immuable. La douloureuse histoire d'une fin ou l'aube d'un commencement incertain ? Nous goutons inévitablement à l'âpreté funeste de notre destinée, pourtant délibérément choisie et désirée, et c'est sans mesure que nos perles salées se mélangent sous un océan d'émotion... et d'amour. Le sang martèle nos tempes et c'est telle une enclume dans la poitrine que nos coeurs soudés les uns aux autres se détachent, abimés derrière un masque d'amertume. Acide mélancolie, placide ironie. C'est donc avec une nostalgie certaine que j'offre à la mer mon regard troublé, couplé d'une déférence sans retenue. J'accueille son indicible immensité au creux de mon âme, si chaleureuse et je la laisse pénétrer mon esprit, alors même que je continue à me perdre en son sein. Qu'il est bon de vagabonder au gré du vent, libre et délaissée de toute contrainte afin d'échapper le temps d'un instant à cet étouffant quotidien. L'esprit s'évade, vogue, loin, sans phare ni repère, aucun port d'attache. Il évite les sentiers battus, convaincu de sa destination dont le chemin lui est encore inconnu. Après tout «ce n'est pas tant y arriver qui compte, mais le chemin pour y parvenir». On essaye donc de se laisser emporter au rythme des vagues, on se forge un coffre d'inestimables souvenirs, on réunit tout le courage qui nous anime et on affronte notre avenir, les épaules gonflées et la tête haute. En dépit de la peur, de la tristesse et du poids de la réalité, nous finirons par avancer. Nos chemins diffèrent, mais restent néanmoins côte à côte, liés à jamais par l'amitié tissée d'or et d'acier.


Je regarde les yeux pétillants la troupe d'enfants jouer à la corde à sauter, et je respire leur innocence d'une pureté sans pareille. C'est alors que je prends conscience que nos âmes enfantines sont éternelles...


# Posté le lundi 31 août 2009 00:24

Modifié le lundi 31 août 2009 00:57

.Il est à moi... le monde..



______Lorsque l'ombre de Peter Pan devient fade

Nimbée de ce désir impétueux et destructeur, comme un voile de brume qui s'opacifie au même titre que la fuite inopinée d'une maturité, encore nébuleuse. Toute sagesse, même infime, n'est que bribes éparpillées, volées en éclat par ma simple volonté précaire et puérile. Je n'hésite pas à écraser et briser ma forteresse que j'avais si soigneusement entretenue, basée sur des principes désormais transgressés. Je m'ébranle, pourquoi ne puis-je pas résister ? Être fort, du moins le paraître, et s'efforcer à gérer en appliquant l'ascèse que nous nous sommes infligés ; voilà ce qui doit ressortir, et non pas cet amas décharné que devient notre comportement, si lâche, si... faible. Mais le monde est à moi, et il n'appartient qu'à moi seule de corriger l'être si pitoyablement rebelle qui s'éveille lentement de mon for intérieur. A moi de définir les règles du jeu, et de les faire respecter au lieu de me soumettre sans cesse en gerbant indéfiniment des excuses inutiles. Je ravale ma pitié et je relève la tête, afin de combattre l'enfant qui se veut pourri et de prendre le contrôle du monde, de mon monde.


On finira tous par apprivoiser l'absurdité du monde.



Le monde adulte, isolé, un monde abrupt. Et là, je broie du noir.
Et vivre est dur, toujours un choix. Mais je jure, que le Monde est à moi.



Italique : Mylène Farmer

# Posté le dimanche 09 août 2009 19:47

Modifié le dimanche 09 août 2009 20:00